Étudier en HCS

Il ne suffit pas de changer le monde. Nous le changeons de toute façon. Il change même considérablement sans notre intervention. Non, nous devons aussi interpréter ce changement pour pouvoir le changer à son tour, afin que le monde ne continue pas ainsi à changer sans nous et que nous ne nous retrouvions pas, à la fin, dans un monde sans vie.

Qu’est que le programme Histoire, culture et société?

Le programme d’Histoire, culture et société (HCS) est un programme multidisciplinaire, transdisciplinaire et indiscipliné. Il peut s’inscrire par exemple en continuité avec des cheminements comme le tien. Oui, le tien!

Unique en son genre, notre programme est construit sur une autre idée de l’éducation, un autre apprentissage et un autre type d’enseignement que celui normalement dispensé au baccalauréat.

Est recherchée la discussion de toutes et tous dans un espace où la place des étudiant.es est augmentée face à celle de l’enseignant.e. Les étudiant.es cheminent à travers des cours d’auteur.es répartis en quatre époques différentes de l’Antiquité à aujourd’hui, en plus de suivre les séminaires annuels traitant de façon bi-disciplinaire d’une problématique contemporaine. À cette base s’ajoute un large bassin de cours en sociologie, histoire, études féministes, philosophie, politique, littérature, religion, langue, histoire de l’art …

L’esprit critique

Pendant que l’université tend à la spécialisation, notre petit programme résiste à l’envahisseur. Son pari : une formation englobante correspondant à la complexité des problèmes posés par notre époque. Comment comprendre notre rapport actuel à l’Islam si l’on se restreint au point de vue religieux? Comment comprendre les changements climatiques sans référer à la philosophie, l’économie ou l’histoire? Comment aborder les cultures autochtones sans combiner littérature, sociologie et études féministes? La réalité ne se divise pas en sphères étanches, alors pourquoi l’université ?

C’est cette attirance commune pour la vastitude du champ des connaissances possibles qui amène les étudiant.es d’HCS vers une compréhension du monde critique et systémique. L’idée est justement que les étudiantes et les étudiants en sont pas des vases à remplir, mais qu’elles et ils doivent mener leur apprentissage de façon autonome. Beaucoup vient à qui fait soi-même son chemin.

En HCS, la prise de parole et la discussion sont particulièrement encouragées en classe que ce soit dans la lecture collective à bras raccourcis d’un ouvrage ou dans la grande discussion philosophique. Par cette participation massive, nous démontrons encore et encore que tout le monde détient l’intelligence nécessaire pour prendre une part active dans une réflexion commune.

Ce faisant, nous nous apprenons au moins autant entre nous, au cours de discussions enrichissantes, que par les bonnes vieilles voies des enseignant.es des ouvrages et des auteur.es.

Qui étudie en Histoire, culture et société?

On ne reconnaît pas les étudiantes et les étudiants en HCS à une caractéristique physique, ni même à un champ d’intérêt spécifique. Non, vous reconnaîtrez ces étudiant.es à une volonté d’apprendre généralisée et à un penchant prononcé pour la remise en question de toute. Vous croiserez certain.es d’entre nous parti.es à la recherche d’une plus grande réflexion sur tout ce qui est et qui n’est pas, alors que pour d’autres il s’agit de porter la critique sociale vers de nouveaux horizons, ou encore de développer des maladies pulmonaires dans des bibliothèques poussiéreuses à éplucher les bouquins les plus rares.

En résumé, étudier en HCS c’est aussi se pogner dans la gomme collée ben serrée de notre jolie dynamique de groupe et trainer avec des gens ben chouette qui l’étaient déjà avant pis le seront après aussi.

Tourlou!

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Suspension des incriptions

Bien que les inscriptions aient été suspendues en automne 2015, nous travaillons présentement à leur réouverture à compter de l’automne 2016.

 

(Plus de détails à venir)

Pourquoi on en est là

S’appuyant sut le Règlement des études de premier cycle de l’UQAM (le règlement 5), qui régit entre autres choses le fonctionnement des comités de programmes (CP), les professeur-es John A. Drendel, Janick Auberger et Rachad Antonius, qui siègent au CP de HCS, dénient aux délégué-es de la partie étudiante le droit de se référer à leur Assemblée générale avant de prendre des décisions. Selon la partie professorale, le comité de programme étant « souverain », les individu-es qui en sont membres devraient prendre leurs décisions selon leur conscience, sans se référer à quelque autre instance que ce soit.

Voici leur position exacte, telle qu’elle apparaît dans leur lettre du 16 décembre adressée aux étudiant-es d’HCS (les caractères gras apparaissent sous leur plume) :

« La formule actuelle est celle d’un comité paritaire, où les étudiants et professeurs ont un nombre de voix égales (3 chaque), visant à refléter les perspectives, les critères, les expériences et les sensibilités de chaque groupe. Les délibérations se font dans le comité, et les membres votent en fonction de ce qui leur semble le plus raisonnable. Dans les conditions actuelles, c’est la seule formule garante d’une véritable démocratie en ce qui concerne la gestion du programme. L’idée que les décisions doivent se prendre en assemblée générale des étudiants signifierait que les représentants étudiants arriveront aux réunions avec une position déterminée d’avance et imposée aux professeurs. Ceci est très loin de la démocratie. Les quelque 160 COP de 1er cycle de l’UQAM fonctionnent de façon souveraine. Cette formule est le résultat d’une orientation participative de l’UQAM et elle n’est pas négociable, ni pour nous ni pour l’UQAM. (sic) »
 

Après que l’Assemblée générale eut refusé d’envoyer ses délégué-es à une nouvelle réunion du CP – où l’atmosphère toxique et les rapports d’autorité ne faisaient qu’empirer – avant que des États généraux visant apaisement et rapprochement aient eu lieu, la partie professorale a décidé de « travaill[er] désormais directement avec la Faculté des sciences humaines, seule habilitée à gérer  [le programme] », organisant sans les étudiant-es une réunion du CP.

Il est surréaliste et inacceptable que, en raison d’une divergence de vue quant à la nature de la démocratie, la partie professorale se soit permis de poser le geste le plus antidémocratique qui soit à sa disposition, soit de tenir un CP en l’absence de la partie étudiante, d’y prendre des décisions – en l’occurrence le choix des cours des cours HCS de l’année universitaire 2015-2016 -, et de menacer de continuer à agir de la sorte tant que la partie étudiante ne se sera pas rangée à leur position.

Le 8 décembre dernier, excédé-es par les agissements antidémocratiques et la fermeture au dialogue des professeur-es de leur comité de programme, les étudiant-es du programme d’Histoire, culture et société (HCS) ont donc voté en faveur du déclenchement d’une grève le 7 janvier, reconductible le 14 janvier, faisant parvenir aux professeur-es les revendications suivantes, depuis restées lettre morte :

« Que soit reconnu en comité de programme la pertinence, le sérieux et la nécessité de la présence étudiante en son sein;

Qu’à cet égard le comité de programme reconnaisse par une proposition formelle l’autonomie du choix de notre mode de délégation (actuellement par démocratie directe);

Que le comité de programme lutte activement contre l’accélération du temps vécu socialement en prenant le temps de la démocratie;

Que les séminaires 2015-2016 soient effectivement ceux choisis par l’assemblée étudiante. »

Parce que notre éducation nous appartient!

Philopolis Montréal

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Pour une cinquième édition, l’événement public et philosophique Philopolis se tiendra le 21,22 et 23 février 2014 prochain à l’UQÀM, l’UdeM et McGill (respectivement).

Il faut d’ailleurs souligner l’importante participation d’étudiant-es, ex-étudiant-es et professeur-es du programme Histoire, culture et société:

  • Vanessa Bourgeois, étudiante et membre du comité d’organisation de Philopolis
  • Alexandre Antaki, étudiant et conférencier « La technique et la critique illichienne » et « La culture comme nouveau système magique? »
  • Martin Robert, ex-étudiant et conférencier « #YOLO et la peste »
  • Mounia Ait Kabboura, professeure et conférencière « Identité, rationalisme et orthodoxie religieuse »

Pour plus d’informations, veuillez consulter la programmation en ligne:

http://www.philopolis.net/

http://www.facebook.com/philopolismtl

Les rencontres-midi informelles

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Rachad Antonius, professeur de sociologie à l’UQAM, et Mounia Ait Kabboura, doctorante en philosophie, assurent présentement l’enseignement du séminaire annuel 2013-2014 d’Histoire, culture et société, intitulé « Occident et Orient arabo-musulman : le grand malentendu ».

C’est dans un café très convivial que s’est tenu la première rencontre-midi informelle, optionnelle et complémentaire au séminaire «Occident et Orient arabo-musulman : le grand malentendu ».  L’estimée initiative pédagogique a permis à un luthiste de partager avec le groupe ses talents musicaux.  Cette formule alternative proposée par les professeur-es donne l’occasion aux étudiant-es de couvrir la matière de façon originale et pittoresque. L’intention derrière ce type de rencontre est toute simple, elle cherche à montrer la richesse et l’implication du rapport Occident-Orient arabo-musulman. Bref, une façon sublime d’équilibrer le tout!

Banquet du 23 décembre 2013

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Sur les marches d’un banquet, étudiant-es et professeurs y étaient pour festoyer et souligner les efforts notables et le soulagement d’une fin de session. Au menu, il y avait vin, vérités subjectives, poésie, métaphysique, jeu, amour et amitié, tout pour s’enivrer…

Séance d’exposés: Platon, La République

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Fidèle à l’esprit du programme Histoire, culture et société, la session d’automne 2013 s’est conclue avec une séance d’exposés agilement présentés. Force est d’admettre que l’œuvre de Platon est déterminante dans le développement de la pensée occidentale. Ce tutorat a permis aux étudiant-es d’acquérir une solide connaissance et compréhension de l’œuvre platonicienne (La République), qui sous-tend une philosophie aux possibilités quasi infinies.  Tout au long de la session, les étudiant-es étaient soumis-es à une exploration profonde, stimulante et soutenue des réflexions platoniciennes qui font toujours échos aujourd’hui.  

Ce tutorat sur un auteur antique était livré par  Xavier Brouillette, ancien du programme et actuellement professeur de philosophie au Cégep du Vieux-Montréal.

Les Horribles Cahiers Subversifs, appel de texte

Suite aux deux premières réunions du comité journal d’Histoire, Culture et Société, nous avons décidé, comme première publication, de rédiger quelques textes de réflexions ayant la propagande comme thématique.

 

C’est dans ce contexte que nous faisons un appel de texte, réflexif et critique, d’environ 1000-1500 mots, sur ce thème.

La date de tombée du premier jet est le lundi 21 octobre, mais celui-ci pourra être retravaillé et corrigé jusqu’à une date ultérieure qui sera établie au cours de la réunion, au local HCS, ayant lieu après le Tutorat sur Platon, donc lundi 21 octobre à 17h00. Nous comptons imprimer le tout au cours de la semaine de lecture afin de publier le lundi 28 octobre.